La société d’exploitation du Grand Auverné démarre en fanfare!

Ce début d’avril, un air de printemps ravive la joie de vivre sauf pour ceux qui ont reçu dans leurs boites aux lettres une brochure de la société Eiffage, qui a le civisme de prévenir les riverains des travaux à venir : coulées d’enrobés du hameaux de la Jeue jusqu’à la chevauchée, réhabilitation /création de refuges et un rond-point à la Coudrecière.
Le texte reste sommaire tout comme les arrêtés municipaux de circulations concernant ces travaux de voiries.
Le projet de carrière est l’éléphant au milieu de la pièce : jamais évoqué par l’équipe municipale, ni pendant les vœux, ni dans les bulletins municipaux, ni dans les prospectus de campagne pour les élections municipales… au point que beaucoup pensaient que ce dossier était enterré car l’enquête publique date de décembre 2022 et l’autorisation préfectorale du 18 décembre 2023.
Les conseils municipaux successifs n’ont pas communiqués sur la modification du parcours des camions lié au projet d’ouverture de la carrière de sable. Voir l’article correspondant au modifications de circulation des camions qui desserviraient la carrière.Les riverains impactés n’ont pas été prévenus directement de cette décision et n’ont pas pu exercer leur droit de recours.
La société d‘exploitation du Grand Auverné investi des millions d’euro pour ce chantier de voirie, et envoie des tractopelles et des rouleaux compresseurs pour amorcer le chantier sur le site.

Choisir la période la plus critique envers la biodiversité pour débuter les travaux de terrassement et au passage arracher des haies sur le site témoigne du manque de considérations environnementales , choisir une entreprise du BTP mayennaise : FTPB, n’est également pas très élégant au regard de l’économie locale.
Sur le site, au décapage se succède le terrassement dans une ambiance poussiéreuse et sonore. Les avertisseurs d’engins, au rythme du fracas de pelleteuses et des rotations de remorques couvrent le chant des oiseaux. C’est sans compter sur une armada de camions empruntant toutes les routes et tout les chemins pour livrer de quoi stabiliser la plateforme. Un compactage du sol finira le travail afin d’accueillir prochainement toute une infrastructure dédiée à l’extraction de sable.
L’association Grand Auverné Environnement constate avec regret la précipitation du groupe carrière et sablières de l’Atlantique à vouloir avancer vite et fort, profitant du caractère non suspensif de nos démarches juridiques.En effet après trois ans de procédure, le recours en annulation n’a pas encore été purgé par le tribunal administratif de Nantes.
Pour rappel, en France c’est 50 000 Ha de carrières qui produisent 24 000 Ha de surfaces bétonnés par an. La réduction de l’artificialisation n’a de sens qu’à baisser le robinet des carrières.



